Après son adhésion au Mécanisme mondial de financement (GFF) de la santé, courant septembre 2017, le Burkina Faso est passé à la seconde étape, celle de l’élaboration du dossier d’investissement relative à la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, des adolescents et de la nutrition (SRMNEA-N).

 

Le Mécanisme mondial de financement de la santé a pour vision de mettre fin aux décès évitables des mères, des nouveau-nés, des enfants et des adolescents et améliorer la santé et la qualité de vie des femmes, des enfants et des adolescents. Cette vision ambitionne de renforcer le leadership et l’engagement des pays dans la mobilisation des ressources domestiques pour le financement de la SRMNEA-N.
 
Les acteurs de la société civile ont été fortement impliqués dans l’élaboration du dossier d’investissement (DI) et dans la cartographie des interventions. Dans l’optique de contribuer activement à la mise en œuvre et au suivi du DI, le groupe technique Santé de la Reproduction (GTSR) et le Réseau de la Société civile pour la Nutrition (RESONUT) ont bénéficié d’un projet de Renforcement de la mobilisation des ressources nationales et de la redevabilité pour l’amélioration de la Santé et la Nutrition des femmes, enfants et adolescents dans le cadre de la mise en œuvre du dossier d’investissement du Burkina Faso. Ce projet, financé par Management Science for Heath (MSH), pour un an, avait pour finalité de faciliter l’appropriation du GFF/DI par les communautés à la base, mobiliser des ressources au niveau national et améliorer la redevabilité du DI envers les populations.
 
Un bilan assez satisfaisant
 
Ce projet porté par le consortium GTSR et RESONUT et mis en œuvre par SOS/Jeunesse & Défis a pris fin en septembre 2020. Après une année d’exécution, le RESONUT fait le bilan de sa participation dans la mise en œuvre dudit projet. Dans la mise en œuvre du projet, le RESONUT et ses membres ont joué un rôle capital à travers une participation active aux différentes activités du projet. Les principales activités réalisées sont : la rencontre de cadrage du projet, le lancement officiel du projet, les ateliers d’appropriation du GFF et du DI par les acteurs de la société civile dans les régions du Centre, du Centre-Est et de l’Est, l’atelier de renforcement des compétences des médias pour une meilleure communication sur le GFF, l’atelier de renforcement des capacités des acteurs de la société civile sur la mobilisation des ressources, l’atelier de plaidoyer auprès des collectivités territoriales pour l’inscription d’une ligne budgétaire pour le financement du DI et l’atelier bilan du projet.
 
En termes de bilan on note un taux de réalisation supérieur à 90 %. Néanmoins, la mise en œuvre n’a pas été sans difficultés. Parmi ces difficultés surmontées pour parvenir à ces résultats on peut citer entre autres : le déficit de communication dans la coordination et la mise en œuvre du projet, le démarrage tardif du projet, le ralentissement des activités dû à la covid-19, la faible connaissance du mécanisme de financement, etc. Nonobstant ces difficultés ayant impactées la mise en œuvre du projet, on peut retenir en termes de leçons les points suivants : l’adhésion des acteurs dans la mise en œuvre du projet ; l’acquisition de connaissances sur le GFF et le DI par les acteurs de la société civile, les organisations à base communautaire et les autorités communales ; l’amélioration de la redevabilité du DI auprès des communautés à travers la mise en place de tribunes d’échanges ; la mise en place d’outils de suivi et de communication sur le DI.
Plaidoyer/Communication