Rapport RESONUT_Multisectorialité_2017

La présente étude a pour objectif d’évaluer les mécanismes de coordinations des programmes multisectoriels au Burkina Faso et dans la sous-région, afin de proposer un modèle d’ancrage institutionnel adapté pour la nutrition au Burkina Faso.
Il s’est agi d’une étude basée sur la revue documentaire et une enquête de terrain effectuée du 1er au 28 février 2017. Un échantillon raisonné des organes institutionnels ayant un mécanisme de coordination à caractère multisectoriel ont été retenus pour l’étude. Nous avons réalisé des entretiens de groupe (focus), un entretien d’experts ainsi que des entretiens individuels approfondis. Ces éléments ont été également renforcés par la recherche documentaire et la revue bibliographique dans le domaine de la nutrition au Burkina Faso et dans les pays concernés. Les principaux facteurs qui limitent la fonctionnalité des mécanismes de coordination multisectorielle ont été :
Le degré d’implication des personnes ressources des secteurs concernés. Lorsque les premiers responsables sont sensibilisés et engagés, ils s’impliquent mieux dans le fonctionnement des mécanismes de coordination et donnent une bonne impulsion à suivre.

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Etude mécanismes de rédévabilité_210217_RESONUT

Aujourd’hui, la malnutrition est un problème de santé publique qui contribue négativement au développement en général. La lutte contre ce fléau a été entreprise depuis des années, mais il demeure encore. Pour faire face à ce problème, il est nécessaire de mettre les responsables en charge du bien-être de la population, les acteurs, donateurs du domaine de la nutrition face à leur responsabilité. Ainsi, la redevabilité qui est un moyen de rendre compte des engagements entre gouvernement, acteurs, donateurs, société civile et bénéficiaires est important pour le succès des programmes nutritionnels. Pour ce faire, une étude sur les mécanismes de redevabilité existants et leur fonctionnalité au Burkina Faso est importante et cela contribuera au succès de la lutte contre la malnutrition.

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Analyse des allocations budgétaires et des dépenses annuelles du Gouvernement pour les interventions spécifiques et sensibles à la nutrition, au Burkina Faso, en 2014 et 2015

L’étude sur «l’analyse des allocations budgétaires et les dépenses du gouvernement pour les interventions spécifiques et sensibles à la nutrition » a été commanditée par le Réseau de la Société civile pour la Nutrition (RESONUT), présidé par l’ONG
humanitaire Action Contre la Faim (ACF), Mission Burkina Faso.
Cette étude est destinée à alimenter le Plaidoyer « Engagements du Burkina Faso pour la Nutrition Rio 2016 », à travers un dialogue avec les autorités publiques sur les manières d’augmenter l’efficacité, l’équité et l’efficience des dépenses publiques
en matière de nutrition.
Poursuivant cette ambition, l’objectif général assigné à l’étude a été de déterminer le montant des fonds alloués et dépensés pour les interventions spécifiques et sensibles à la nutrition, telles que définies par la revue Lancet de 2013.

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Analyse Engagements BF nutrition VF DEF

La présente étude constitue une opportunité pour appréhender et analyser les efforts entrepris par l’Etat en matière de nutrition. Elle fait donc le point des engagements politiques, juridiques et économiques du Burkina Faso et essaie d’apprécier leur niveau de mise en oeuvre.
Question transversale avec des données peu capitalisées, on pouvait s’attendre à des difficultés pour rassembler les données pertinentes et procéder à une analyse convenable. Outre cette difficulté, la disponibilité des personnes ressources dans cette période de vacances dans la plupart des organisations internationales et non gouvernementales, rendait la tâche plus lourde. Malgré ces difficultés, les données collectées permettent de relever que le Burkina Faso fonde ses engagements sur ceux pris aux niveaux international et régional à travers les diverses conférences ainsi que les résolutions des Nations Unies.
Concernant les engagements financiers, les déclarations d’Abuja et FANUS qui invitent les Etats à accorder respectivement 15% des budgets nationaux à la santé et 3% de leurs budgets sectoriels à la nutrition, constituent les principales orientations. Le Burkina ayant pris part aux conférences ayant adopté lesdites déclarations, celles-ci lui sont applicables.
Il convient de souligner aussi les engagements importants issus de la Stratégie Régionale Africaine de Nutrition (ARNS), du Pacte mondial en faveur de la nutrition pour la croissance (N4G) et des conclusions de la conférence ICN2 (International Conférence for Nutrition).

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Analyse des allocations budgétaires et des dépenses annuelles du gouvernement et des partenaires techniques et financiers en faveur des interventions spécifiques et sensibles à la nutrition au Burkina Faso 2014 et 2015

La réduction de la malnutrition est reconnue comme une priorité mondiale, consacrée comme un des Objectifs clés du Développement Durable (ODD). Cependant, malgré un engagement mondial soutenu, les avancées sur la voie de la réalisation des ODD, notamment la réduction de la malnutrition, restent en deçà des attentes. Au Burkina Faso comme dans la plupart des pays sahéliens, la malnutrition demeure un
problème majeur de santé et de développement. Face à cette situation, le gouvernement s’est engagé depuis près d’une décennie à renforcer les interventions dans le secteur de la
santé et en particulier le secteur de la nutrition.

ENGAGEMENTS INTERNATIONAUX       ENGAGEMENTS NATIONAUX
• Déclaration d’Abuja (2001)
• Déclaration de FANUS (2005)
• Mouvement Scaling Up Nutrition (SUN) (2011)
• Initiative Renewed Efforts Against
Child Hunger and undernutrition
(REACH) (2014)
• Initiative Alliance Globale pour
l’Initiative Résilience (AGIR) (2012)
• Stratégie Régionale Africaine de
Nutrition (ARNS) (2015)
  • Plan National pour la Nutrition (2001)
• Stratégie Nationale de Sécurité
Alimentaire (2002)
• Plan d’Action du Système d’Information
sur la Sécurité Alimentaire (2004)
• Politique Nationale de Nutrition (2007)
• Conseil National de Concertation en
Nutrition (CNCN) (2008)
• Réseau de la Société Civile pour la
Nutrition (RESONUT) (2014)


En dépit de ces engagements et des actions déjà entreprises, le problème de la malnutrition reste toujours entier. En 2015, la prévalence de la malnutrition aigüe et chronique se situaient respectivement à 11,0% et 30,2% avec des disparités géographiques importantes dépassant les seuils d’alerte de l’Organisation Mondiale de la Santé (MS, 2016). La malnutrition a contribué à environ 28 800 décès d’enfants au Burkina Faso en 2015 (UNICEF, 2015).
Pour inverser cette tendance, la nécessité d’une plus grande intervention en faveur de la nutrition s’impose.

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