Du 11 au 13 aout 2021, à Ouagadougou, s’est tenu un atelier de renforcement des capacités des membres du Réseau de la Société civile pour la Nutrition (RESONUT) sur l’analyse budgétaire et le plaidoyer budgétaire afin de les outiller pour faire le suivi et l’analyse budgétaire et le plaidoyer dans le but convaincre davantage les élus locaux et le gouvernement sur l’importance d’améliorer les investissements en faveur de la nutrition.

Le budget de l’Etat est l’instrument de mise en œuvre des politiques de développement. Allouer les ressources, redistribuer les revenus des gains économiques, stabiliser les conjonctures, tels sont les fonctions essentielles du budget. D’où la nécessité de la participation active des citoyens qui en sont les principales bénéficiaires.

La société civile, pour mieux plaider pour plus d’investissement dans le domaine de la nutrition, doit donc maitriser le processus d’élaboration du budget et le cadre légal des parties prenantes. C’est à cet impératif que répond l’atelier tenue du 11 au 13 août 2021 au centre national Cardinal Paul ZOUNGRANA de Ouagadougou.

Durant trois jours, les membres du RESONUT ont été outillés sur les éléments de base du budget, la nomenclature budgétaire, la structure du budget, le cycle budgétaire, le calendrier budgétaire (niveau national et communal), les techniques de plaidoyer, les particularités et temps fort du plaidoyer budgétaire en faveur de la nutrition. Ils ont aussi renforcé leurs capacités à l’utilisation des méthodes et techniques d’analyse budgétaire pour la nutrition, notamment la nouvelle méthodologie Afrique de l’Ouest de suivi du financement de la nutrition. Cette formation a été facilitée par Aïda DAO du Centre d’Information, de Formation et d’Etudes sur le Budget (CIFOEB).

Pour Dieudonne Lankoandé, Coordinateur du RESONUT, au bout de cet atelier, les membres du RESONUT sont mieux outillés pour mener le plaidoyer budgétaire au niveau communal à travers une meilleure prise en compte de la nutrition dans la planification et l’exécution budgétaire. Ils pourront aussi transmettre ces connaissances à d’autres acteurs locaux, mais aussi analyser l’évolution du budget consacré à la nutrition au fil des années.

Guillaume Kiema, Coordonnateur Plaidoyer de Save The Children International – Burkina Faso, se dit satisfait de cet atelier qui lui permettra de renforcer ses capacités sur le plaidoyer budgétaire en rapport avec la question de la nutrition. Il a par ailleurs ajouté que dans le cadre du projet Right 2 Grow (R2G), projet qui fait le plaidoyer sur la nutrition et mise en œuvre par un consortium d’ONG, cette formation permettra à son institution de renforcer non seulement toutes les actions entreprises dans le cadre de ce projet et aussi à termes de renforcer les capacités des Organisations de la Société Civile (OSC) locales en matière de plaidoyer pour la nutrition.

Roseline Guire, de l’Association AMMIE de Ouahigouya, ressort satisfaite de cet atelier car il lui a permis de se familiariser avec le processus d’élaboration et d’analyse du budget tant au niveau national que communal. Elle poursuit en disant que les connaissances acquises lui permettront de mieux faire le plaidoyer pour un meilleur financement de la nutrition dans les lignes budgétaires des différentes communes de la région du Nord  où son association intervient.

 

Cet atelier s’est tenu dans cadre du projet Changer-Agir-Progresser pour un  Burkina Faso sans malnutrition (CAP), exécuté par le RESONUT en collaboration avec Action contre la Faimet financé par la Fondation Bill et Melinda GATES.

Youmali