Les Organisation de la société Civile (OSC) membres du RESONUT ont pris part à un atelier de renforcement de capacités sur le suivi évaluation des politiques et programmes publiques en matière de santé nutrition. Les connaissances acquises permettront aux participants d’assurer le suivi contrôle des politiques publiques et plaider davantage pour la mobilisation et l’utilisation efficace des ressources au profit de la nutrition et de ses secteurs contributeurs.

Un des critères de la bonne gouvernance, est le rôle de suivi que la société civile, doit jouer dans l’élaboration, la mise en œuvre des politiques et programmes budgétaires. Mais pour se faire, la société civile doit avoir les compétences nécessaires. C’est pour permettre aux OSC œuvrant dans le domaine de la nutrition de jouer pleinement et efficacement ce rôle que le RESONUT a initié du 24 au 26 août 2021 à Ouagadougou, un atelier de renforcement des capacités de ses membres sur le contrôle citoyen et le suivi évaluation des politiques et programmes de santé et de nutrition notamment au niveau communal.

Durant les trois jours, la formation, assurée par la Centre d’Information, de Formation et d’Etudes sur le Budget (CIFOEB), s’est appesanti sur  les fondements et intérêts du suivi stratégique citoyen des politiques publiques ; le cadre d’analyse et suivi des politiques publiques ; les principes de la bonne gouvernance ; le contrôle et suivi citoyen de l’action publique ; l’utilisation des résultats ; l’implication des OSC dans le processus budgétaire et le suivi citoyen au niveau local ; l’implication des OSC dans l’élaboration et le suivi des Plans Communaux de Développement (PCD) ; et enfin le budget participatif et les bonnes pratiques de redevabilité au niveau local.

Pour le Coordinateur national du RESONUT, Dieudonné Lankoande, cette formation est une suite d’un paquet d’activités de renforcement de capacité à l’endroit des membres du RESONUT afin qu’ils soient plus efficaces et opérationnels au niveau local, pour mieux suivre les budgets des politiques et programmes en matière de nutrition et mener le plaidoyer.

De l’avis de Aminata Kere/ Ouedraogo, de l’Association chant de femme, leurs capacités ont été renforcées sur l’analyse et le suivi des politiques et programmes de nutrition. Cela nous permettra de produire des évidences afin d’améliorer nos actions de plaidoyer en faveur de la nutrition.

Quant à Oswald Koalaga, du Centre Ecologique Albert Schweitzer (CEAS), cette formation a permis aux organisations de la société civile, d’approfondir leurs connaissances et développer des capacités en matière d’influence des politiques et programmes de nutrition.

Les participants à cette session vont désormais s’impliquer activement et efficacement dans l’exécution des budgets et participer ainsi à l’amélioration de la gouvernance et la redevabilité au niveau national et surtout décentralisé.